Dans un monde en mutation constante, où l’évolution rapide des connaissances et des technologies bouleverse frontalement notre façon de penser, de vivre, de produire, de consommer, de vendre, de conserver…, l’éducation, la formation continue, bref, l’acquisition du savoir est un gage pour prévenir et gérer les événements et, le cas échéant, résister ou s’insérer dans la vague de la mutation des connaissances et des savoirs socio-économiques, scientifiques, technologiques et autres.
Malheureusement, la RDC est caractérisée par une faiblesse du système éducatif couplée à un déficit criant d’infrastructures et des services sociaux de base. Cela contribue à accroître, d’une part, les inégalités et à créer une véritable fracture sociale au sein de la population, principalement dans les zones rurales, et constitue, d’autre part, un des principaux obstacles structurels à la dynamique de développement socioéconomique des provinces majoritairement rurales.
Le territoire de Ngandajika étant agricole et dépourvue de toute richesse minière connue, la grande majorité des populations croule sous le poids de la pauvreté découlant, entre autres, du faible taux d’alphabétisation et du chômage. Cette pauvreté et le manque d’alternatives crédibles poussent les populations à exercer une pression sur la nature, essentiellement sur la biodiversité existante pour survivre.
Il faut reconnaître cependant les avancées enregistrées ces dernières années dans le domaine de l’éducation, à la suite de la Politique de la gratuité de l’enseignement de base et de construction des infrastructures scolaires dans le cadre du Programme de développement local de 145 territoires (PDL-145T) mise en œuvre par le Gouvernement. Malgré cela, les défis restent immenses en RDC dans le secteur de l’éducation et de la formation, et particulièrement dans ce territoire vaste de 5.726 km², avec 1.462.554 habitants (estimations de 2023).
L’homme étant le moteur du développement, le vecteur du bien-être social et l’artisan de tout changement dans son milieu de vie, l’ONG ADETRAPE a décidé de s’engager dans ce secteur pour aider à booster la connaissance et le savoir dans cette contrée pour le développement du capital humain. Pour ce faire, elle met un accent particulier sur la promotion de l’éducation de base, la formation technique et professionnelle et sur la formation continue, pour répondre tant soit peu aux désidératas des populations des milieux ruraux et périurbains.
