D’après la Banque mondiale, le potentiel hydroélectrique de la République Démocratique du Congo à lui seul est estimé à 100.000 MW, soit 8% du potentiel mondial et 37% du potentiel africain, répartis sur 780 sites hydroélectriques répertoriés à ce jour, situés dans 145 territoires et 76 000 villages. Cette puissance de 100 000 MW ne représente que 40% de son potentiel hydroélectrique total garanti.
Deuxième plus grand pays d’Afrique, la RDC affiche pourtant, en dépit des progrès réalisés ces dernières années, un taux d’accès à l’énergie électrique encore très faible qui se situe actuellement autour de 20%, avec de fortes disparités entre les villes et les zones rurales. Ce taux d’électrification est seulement de 1% en milieu rural et de 5% en zone périurbaine, entravant ainsi l’industrialisation, la création de richesses et d’emplois dans ces contrées, et inéluctablement leur développement.
En effet, le bilan publié dans le Rapport annuel 2023 de l’« Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité », ARE en sigle, indique pour l’année 2023, que la puissance énergétique totale installée en RDC est de 2.980,7 MW, répartie comme suit : 2.901,7 MW pour l’énergie hydroélectrique, 75,6 MW pour l’énergie thermique, 3,5 MW pour l’énergie photovoltaïque et 0 pour les autres types d’énergies. Les défis dans ce secteur restent donc immenses et entravent l’industrialisation, voire le développement du pays, en général, et des zones rurales et périurbaines, en particulier.
Toutefois, la création de l’« Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en milieux Rural et Périurbain », ANSER en sigle, en avril 2016 et son opérationnalisation en 2020, constituent une réelle opportunité pour l’accroissement de l’accès à l’électricité pour le Congo rural. C’est dans ce contexte que l’ONG ADETRAPE, qui prône le développement local et la protection de l’environnement, s’inscrit dans ce secteur pour l’utilisation des énergies vertes, propres et renouvelables.
