Vaste de 2.345.410 km² et avec ses 80 millions d’hectares de terres arables, la République Démocratique du Congo est aussi un pays à vocation agricole. Cette vocation n’est malheureusement pas répartie équitablement entre les 26 provinces qui la composent, caractérisées par des rendements agricoles fort variables. En sus, les pratiques et les techniques agricoles employées par les uns et les autres, ajoutés aux facteurs endogènes comme les croyances et les traditions, viennent souvent renforcer ce déséquilibre.
L’amélioration des terres s’impose donc à plusieurs contrées de la République, pour accroitre les rendements agricoles et relever les défis dans ce secteur. Celle-ci passe par la pratique des techniques et procédés de préparation et de traitement des sols et des cultures qui préservent l’environnement.
Partant de l’expérience vécue dans le territoire de Ngandajika comme dans la quasi-totalité des autres territoires de la province de Lomami, dominés par la savane avec un couvert végétal presque nul, une pluviométrie constamment en chute et des sols appauvris ainsi que par des pratiques et techniques agricoles surannées, l’ONG ADETRAPE a opté pour l’agroforesterie, comme solution aux faibles rendements constatés.
En termes simples, l’agroforesterie s’entend comme un ensemble de pratiques et de systèmes de production qui associent sur une même parcelle, des arbres à l’élevage ou à une ou plusieurs cultures agricoles. Elle est ainsi, à la fois, un système d’aménagement des terres et des ressources et un système de production multidimensionnel : production agricole, animale, forestière, énergétique.
L’intérêt de l’ONG ADETRAPE pour l’agroforesterie tient, entre autres, au fait qu’elle permet d’utiliser rationnellement et écologiquement les ressources disponibles de manière à augmenter la production agricole, animale, énergétique et forestière, tout en préservant l’environnement.
