La Banque africaine de développement (BAD) a fait le bonheur des habitants de la partie Centre de la RDC en soutenant un projet d’agroforesterie.
À une vingtaine de kilomètres de la ville de Mbuji-Mayi, dans la partie Centre de la RDC, s’étend sur 50 hectares, la Ferme Tshisamba samba. Cette forêt verdoyante est l’œuvre de l’ONG Action pour la Promotion et le développement intégral, APRODI en sigle, présidée par madame Dorcas Tshabu.
Celle qui depuis son enfance nourrissait l’ambition de reconstituer la forêt de son terroir disparue jadis, a vu son rêve devenir une réalité. La présidente de l’APRODI et son équipe sont parties d’un territoire dominé par une terre savanicole improductive pour le transformer progressivement en une forêt artificielle devenue l’emblème de la verdure de cette contrée. Outre l’APRODI, l’ONG Union fait la force (UFL) présidée par Vital Kavuanda, est, elle aussi, en train de transformer l’environnement à proximité du village de Bena Mbala avec sa ferme constituée essentiellement d’une forêt d’acacias auriculiformis. Dans la province du Kasaï Central, précisément à Kananga, Emmanuel Nkita, chef de chantier de la Ferme AGRIEL, se félicite de la croissance de sa forêt artificielle.
Dorcas Tshabu, Vital Kavuanda et Emmanuel Nkita sont tous les trois bénéficiaires d’un soutien financier de la Banque africaine de développement (BAD), dans le cadre du Projet intégré REDD+ dans les bassins de Mbuji-Mayi, Kananga et Kisangani (PIREDD-MBKIS). Financé à hauteur de 21,5 millions d’euros à travers le Programme d’investissement pour les forêts (PIF), le projet a constitué une réponse aux principaux facteurs de déforestation et de dégradation des forêts dans les provinces du Kasaï Oriental, Kasaï Central et de la Tshopo.
Le coordonnateur du projet dans le Kasaï Oriental, Évariste Kafumba Bukasa, a jugé le bilan largement positif étant donné que les bénéficiaires ont réalisé leur travail au-delà de 70 %. Le projet a également permis la restructuration des villages en Comité local de gestion (CLD). La stratégie visant à responsabiliser les communautés locales et les conscientiser sur l’urgence d’agir pour arrêter la déforestation. Pour le bassin de Kananga et celui de Mbuji-Mayi, un boisement d’au moins 3000 hectares grâce au boisement en plein avec l’agroforesterie.
Source : Site Web de la Banque africaine de développement.
